06 août 2006

A la quête d'un portable

Quand vous arrivez aux Etats-Unis et que vous n’avez ni de « social security number » ni d’ « ID » autant dire que vous êtes un NOBODY. Quand vous entreprenez une démarche commerciale ou administrative quelconque, la première chose que l’on vous demande c’est votre « social security number ». Vous voulez ouvrir un compte en banque, il faut un « social security number ». Vous voulez louer un appartement, il faut « social security number ». Et pour acheter un portable, c’est la même chose. L’historiette que voici en est un exemple.
Lundi 31 juillet, nous nous rendons accompagnés de Nadège dans un magasin de portable : il s’agit de la société Sprint. Accueil sympathique de ces quatre « customers » qui s’apprêtent à ouvrir 4 lignes. Explication de la situation : professeurs français sans « social security number ». Apparement ça ne pose pas de réels problèmes. Malheureusement nous devons quitter précipitemment le magasin car nous avons rendez-vous pour notre deposit à notre petite maison violette. Le manager propose de rester ouvert jusqu’à ce que nous repassions. Finalement, nous prenons rendez-vous pour le lendemain matin.
Mardi 1er août, nous voici de retour dans le magasin, emballés à l’idée de repartir avec nos portables et nos abonnements made in USA. Une première déception nous attend : le magasin est fermé, sans raison. Nous nous apprêtons à quitter l’endroit lorsque nous voyons arriver le manager. Nous entrons à sa suite dans le magasin. Il nous laisse poiroter pendant 10 minutes car il est occupé à passer des coups de téléphone. Finalement, il nous annonce que la jeune personne qui s’est occupée de nous hier ne sera de retour que dans 45 minutes. Légèrement agacés, nous quittons le magasin… 1heure plus tard, nous voici de retour… et c’est pour entendre que pour l’ouverture d’une ligne, il faut laisser un deposit de 150$ pour chacune. En effet, nous n’avons pas d’ « historical credit ». Nous plaidons notre cause, appelons notre supervisor, mais rien n’y fait. Je vous l’ai dit sans « social security number » pas de portable.
Nous ne nous décourageons cependant pas et reportons tout notre dépit sur la compagnie S--- et les sbires qui se sont occupés de nous. Jeudi, c’est dans un magasin de produits informatiques qui fait aussi de la téléphonie mobile que nous nous rendons. Nous demandons des informations sur les produits de la compagnie de téléphonie mobile qui d’après Otthis, notre chauffeur, est la meilleure: T-Mobile. A nouveau, c’est la désillusion : sans « social security number » on ne peut pas nous ouvrir de ligne… à moins de déposer cette fois 500$. Ecoeurés, nous quittons l’endroit. Mais, nous ne décourageons pas. WE CAN DO IT !
Le lendemain matin, nous allons dans un des magasins de la chaîne de téléphonie T-M----. Accueil très chaleureux. Tout se passe bien jusqu’à la question fatidique : quelle est votre social security number ? Non, nous ne pouvons pas ouvrir de ligne sans un deposit très important. Finalement, nous décidons de faire avec le système et d’attendre de devenir des SOMEBODY grâce à notre « social security number ». Mais en attendant, comme nous avons un besoin urgent de portable, nous achetons une carte prépayée. Et on n’a même pas besoin d’acheter de portable car celui de Sandrine et Tantely fonctionne parfaitement. Voilà, WE DID IT ! Nous disposons désormais d’un portable pour quatre. Pour des NOBODY, ce n’est pas si mal, don’t you think ?

05 août 2006

Quel burrito !

Après une dure de journée de recherches de "furnitures" (meubles, canapés, ..., etc.) pour occuper tous ces square foot, nous décidons de suivre les conseils de deux américains de la Guest House qui connaissent bien New Orleans. Nous allons donc découvrir la cuisine mexicaine au travers du très fameux "Juan's flying burritos" sur Magazine street. Et quelle bonne surprise, pour moins de 5$ nous dévorons un énorme burrito bien mexicain. Un bonne adresse à connaître où l'on mange très copieusement et pour pas très cher !

The american IUFM

Aujourd’hui, mercredi 2 août, nous avons une journée de formation pour tous les nouveaux enseignants de la paroisse de Jefferson : « THE NEW TEACHER INDUCTION ». Un mini van vient nous chercher devant la Guest House à 7.00 AM. Après un court trajet, les yeux encore embués de sommeil nous pénétrons dans le gymnase de l’école : il est 7.20 AM. Nous sommes les premiers et nous avons 1h à attendre avant le début de la session : GOSH ! Nous maudissons intérieurement notre SUPERVISOR qui par excès de précaution nous fait arriver si tôt.

Nous sommes environ 200. Le planning de la journée est hyper précis. 8.21-8.26 : welcome and remarks by Diane Roussel, 8.26-8.36 : welcome and remarks by Mary S. Ehret, … Avant le break time, on nous présente l’organisation et le staff de la paroisse. En fait, c’est un peu comme un rectorat ou une inspection d’académie. Après le break, notre petit groupe se divise. Marie part en pre-K, Tantely avec les prof de math de middle school et Sandrine et moi nous suivons le programme elementary school. On n’apprend pas grand-chose. Le leitmotiv des intervenants ce sont les benchmarks (ou socles de compétences dans notre jargon français), les standards (les objectifs généraux), les GLE’s (les objectifs par niveau) et le LEAP tout puissant (le test que les enfants doivent passer en 5th grade) pour lequel nous devons tous, enseignants merveilleux que nous sommes, les préparer. BUT WE CAN DO IT !


Pour le LUNCH BREAK nous nous retrouvons dans un typical american restaurant. C‘est un endroit dans lequel on ne mange que des hamburgers ou des hot-dogs. Tu choisis, tu précises si tu veux « mayonnaise/ with no mayonnaise, with onions / or with no onions », tu payes (environ 5$ avec une boisson), la caissière te donne un ticket avec un n° et tu attends qu’on t’appelles : « Fourty nine ! » hurle pour la quatrième fois la chef-cuisto… ah oui, c’est moi, j’avais pas compris… Au passage, un shériff trainait aussi dans le coin entre deux poursuites de Dalton peut-être ?


Retour à la formation. On va nous parler des « social studies ». Notre déception est grande quand nous nous rendons compte que derrière ce concept se cache en fait une préparation institutionnalisée à « question pour un champion made in USA » : connaître le nom de tous les présidents américains dans l’ordre, la capitale de chaque Etat, … A 15h14, comme indiqué sur le planning, le dernier intervenant nous remercie de notre participation. Nous applaudissons : WE DID IT ! Et, cerise sur le gâteau, nous apprenons que nous allons être rémunérés pour cette journée de stage , ainsi que pour tous les autres « work shops » que nous aurons l’occasion de faire pendant l’année (150$ /jour de stage). WE WANT TO DO IT !

Nous remettons ça le jeudi pour une journée de formation consacrée aux ressources internet de la paroisse. Nous croulons sous les sites. On ne pourra pas dire que l’on ne nous aide pas à préparer notre rentrée.



04 août 2006

Comme au camping

Vendredi soir, nous avons passé la première nuit dans notre superbe maison violette. Mais comme elle est "unfurnished" (non meublée) et que nous n'avons emmené que deux malheureuses petites valises (de 25kg chacune tout de même), nous n'avons pas grand chose dans ces 100m². Nous devons donc nous improviser comme campeurs en herbe. Nous mangons nos premiers repas "non industriels" sur ce qui fait office de bar. Nous dormons sur des matelas gonflables et nous profitons du Wifi d'un de nos voisins pour chercher des renseignements sur internet ou rédiger des articles pour le blog. Il faut pourtant savoir que depuis le début de nos "aventures", nous utilisons beaucoup les services d'un site de petites annonces de particuliers new orléanais : la Craigslist Il nous a déjà permis de trouver une maison, on espère maintenant qu'il nous permettra de trouver les meubles, lits, matelas et autres accesoires de la maison. En effet, il y a ici chaque week-end des "garage sale" ou "yard sale" (sorte de vide greniers dont les américains raffolent au moment de déménager). On espère donc en faire quelques uns en espérant y trouver le "stuff" qui rendra notre maison moins vide pour une somme modique. En attendant, il faut savoir qu'une table à repasser peut toujours faire office de bureau !

Mississippi river bridge

Et voici peut-être le pont le plus impressionant du monde, en tout cas par la vue qu'il permet d'avoir sur les deux parties de la ville de New Orleans (Westbank et Eastbank). Bon allez, on va dire qu'il se place 3ème derrière le pont de Millau et celui de San Francisco !




03 août 2006

American cop

Voici maintenant une nouvelle rubrique spéciale appelée "Americanisme". On mettra dans cette catégorie d'articles, uniquement la photo du jour. Vous pourrez y voir à travers la prise de vue de notre appareil photo, ce qui nous a surpris, étonné ou choqué, bref une Amérique vue de l'intérieur...

Ici, donc le flic américain tel qu'on l'imagine dans les films avec son café et ses donuts !!!