02 août 2006

Notre premiere visite culturelle

Notre problème de carte bancaire réglé, nous avons l'esprit plus tranquille. Nous pouvons enfin payer nos dettes à notre nouvelle proprio.
Comme prévu, nous revenons dans le magasin de téléphones portables. Le responsable semble très contrarié et nous ignore royalement. Hier après-midi, il était près à laisser son magasin ouvert jusqu'à 18h30. Ils nous fait poireauter 10 minutes avant de nous dire que finalement il faut revenir dans 45 minutes.
Par chance, se trouve de l'autre côté de l'avenue LE temple de la culture américaine : un magnifique MALL avec ses centaines de boutiques !!! Avec Sophie, nous pressentons de futurs moments de frénésie d'achats !!! Nous y resterons donc en attendant que nos portables soient prêts.

Troisième visite donc, au fameux magasin de portables où on nous explique que finalement il faudra déposer 150 dollars chacun en terme de garantie. La seule possibilité pour ne pas avoir à payer cette somme est de faire ouvrir un compte business. Nous téléphonons donc à notre supervisor qui elle seule peut le faire de part son statut. Elle est en réunion et ne pourra venir que plus tard. Nous repartons donc une troisième fois, bredouilles... BUT, WE CAN HAVE IT !!!

Maintenant, que nous sommes d'heureux locataires, nous pouvons enfin penser à l'installation. Avant d'aller voir des meubles, nous allons dans un Wal-Mart pour faire les premiers achats de base : des pâtes, du riz, des condiments, quelques boîtes de conserve....et du papier WC !!! Et avec Sophie, nous pensons pas mal de temps à choisir l'essentiel d'une installation : le rideau de douche !!! Ah oui, pour les "initiés du riz", nous avons trouvé l'indispensable rice-cooker !

Tout contents de nos achats, nous remplissons nos superbes cuisines de nos premières victuailles. Et essayons bien sûr de fixer notre rideau de douche. Malheureusement, il n'y a pas d'anneaux fournis avec. Il faudra donc repasser... But WE CAN DO IT !!!

01 août 2006

A la recherche d'une voiture de location

Notre journée commence par une visite en voiture de tous les quartiers de la Nouvelle Orléans avec notre supervisor. Elle nous conduit en particulier dans un quartier près du lac Ponchartrain, complètement dévasté par l'ouragan Katrina. Les images sont fortes et nous sommes tous très mal à l'aise d'observer de notre van les vestiges d'une vie à jamais brisée. Nous voyons sur chaque maison, la croix qui permettait de savoir si les secours étaient passés avec indiqué, le nombre de corps retrouvés dans la maison.



Pour trouver un appartement, nous n'avons pas d'autre choix que de louer une voiture. Avec Sophie et Marie, deux futures collègues françaises, nous décidons donc de louer une voiture à quatre pour une semaine. Afin de trouver des informations, nous nous rendons dans un coffee shop pour pouvoir accéder à Internet par le wifi à l'aide de nos portables. Nous cherchons donc une agence de location de voitures. Mais mauvaise surprise, toutes les agences ferment à 1 heure le samedi. Seule solution possible : l'aéroport international Louis Amstrong de la Nouvelle Orleans où les agences sont ouvertes 24 heures/24. La navette pour l'aéroport se trouve à 4 miles du coffee shop (6,5 km). Confiants, nous commençons notre trajet à pied, mais nous nous rendons rapidement compte, pauvres inconscients que nous sommes, qu'à 14 heures, par 40°C, nous y risquons notre vie !!! Nous décidons donc de prendre un bus. Et là commence un attente interminable. Aucun plan, aucun horaire ne sont affichés sur l'abri de bus. BUT WE CAN DO IT !!!


Au bout de ¾ d'heure d'attente, sous une chaleur de plomb, nous voyons enfin arriver le bus. Le transport est gratuit. En effet, depuis l'ouragan Katrina, les transports publics sont gratuits pour faciliter la recherche d'emploi. Et comme par hasard, la plupart des passagers du bus sont noirs. Et oui, prendre le bus aux Etats-Unis signifie ne pas avoir de voiture, ce qui est synonyme de pauvreté. Nous étions bien sûr les seuls blancs dans le bus. Euh, je veux dire les seules blanches !!!! La couleur de Tantely nous a peut être permis de rentrer plus facilement en contact avec les passagers qui nous ont très gentiment indiqué l'arrêt auquel nous devions prendre notre correspondance pour l'aéroport.




Le bus nous dépose donc à l'angle de la Tulane Avenue et de Carrolton Avenue où se trouve l'arrêt pour la navette de l'aéroport. Une demi-heure encore de trajet en navette et nous arrivons enfin à l'aéroport. En 5 minutes, nous faisons les démarches pour la location de voiture. Seuls un permis français et une carte bancaire sont nécessaires. Il est bon de savoir, que si on a pris un vol avec la compagnie Continental Airlines, l'agence Avis offre une réduction. Donc, gardez vos billets !!! Nous en avons donc pour 252$ pour une semaine de location.


C'est la fête, nous avons une voiture !!! Encore faut-il réussir à la faire démarrer !!! Eh oui, pour faire démarrer une voiture à boîte automatique, il faut appuyer sur le frein !!!


Ah la voiture, symbole de liberté, symbole de ...la climatisation !!!


Avec notre nouveau moyen de transport, certes bien moins écologique mais beaucoup plus pratique, nous nous rendons chez Nadège, une enseignante française déjà sur place. Elle nous permet d'avoir une connection internet grâce à ses voisins qui ne sécurisent pas leur accès wifi. Elle nous a aussi permis de téléphoner pour prendre quelques rendez-vous pour les visites d'appartements.


Après plusieurs coups de fil parfois comiques en anglais (“What a shame that your place has already been rent !!!”), nous finissons par avoir 2 rendez-vous pour dimanche.



Maudite carte bancaire

Journée cruciale, ce matin nous rencontrons notre principale. Nous nous mettons tous les quatre sur notre 31 et partons donc pour nos établissements respectifs. Nous déposons donc Tantely à sa Midlle School et nous nous rendons toutes les trois à l'elementary school J. C. Ellis. Dès notre entrée dans l'école, on nous repère vite comme "the french teachers" alors même que nous n'avons pas fait profiter de notre très bel accent !!! Avant de rencontrer notre "supérieure hiérarchique", une collègue, Terry, nous fait visiter l'école.


Face à face dans le bureau. La principale n'a pas l'air si terrible que ça. Elle semble ravie de notre arrivée en Louisiane. On ne sait pas encore exactement ce que l'on attend de nous mais ce qui est sûr c'est que si quelque chose ne va pas elle nous le dira. Elle conclue ce bref monologue par un propos encourageant: "I bark more than I bite" (j'aboie plus que je ne mords). Cela nous laisse un peu perplexe (surtout que l'on a compris l'expression qu'un quart d'heure plus tard).



Nadège, toujours aussi serviable nous explique le fonctionnement de l'école. Nous retournons chercher Tantely à son école hight tech où chaque élève aura un portable avec le wifi.
Nouveau challenge: on décide de partir à la banque pour ouvrir un compte. A nous cinq, on monopolise les chaises de la salle d'attente de la Chase Bank. Un conseiller nous reçoit ou plutôt reçoit Nadège qui plaide notre cause et s'en sort victorieuse! Après 3/4 d'heure, nous avons notre compte avec chéquier et carte temporaire. Marie, qui a passé tout son temps à signer ses travellers, peut enfin s'en débarasser.

Nous essayons en vain de retirer de l'argent pour payer le deposit, indispensable pour réserver notre petite maison violette. Toute la journée, nous essaierons de comprendre le fonctionnement des distributeurs américains mais c'est peine perdue, ils ne veulent rien nous donner. Pourtant, nous avions pris des précautions pour ne pas avoir ce genre de problèmes en prenant une carte visa premier very expensive. Après avoir contacté notre banque, il s'est avéré qu'ils avaient mis des plafonds très bas d'où l'intérêt, n'est-ce pas, de prendre une carte visa premier!!

Nous retournons à la petite maison violette. Marie et Sophie donnent leur deposit et leur loyer et en échange elles reçoivent leur Sésame si précieux. Elles vont pouvoir enfin s'installer dans leur home sweet home. Quant à nous, toujours grâce à la gentillesse de Nadège; nous pouvons réserver la maison grâce au chèque de caution qu'elle fait. But WE WILL HAVE IT!

Enfin, nous partons à la recherche de téléphones portables, histoire d'avoir une journée de winners !!! Nadège, notre super Nadège, nous accompagne dans le magasin où elle a acheté le sien (Sprint). Heureusement qu'il y a des papiers expliquant les différentes offres. Car j'ai déjà du mal à comprendre quand on me demande comment je m'appelle, alors comprendre les différentes explications pour les forfaits disponibles, it's impossible !!!
Bon bref, les formalités sont un peu longues, ils n'ont pas l'air de savoir trop comment s'y pendre et nous assurent que nos portables seront près pour le lendemain.

Les journées en Louisiane étant pour l'instant sans fin, nous décidons d'aller regarder les voitures d'occasion. Toujours sous les conseils très avisés de Nadège, nous nous rendons chez Landry, un dealer (non pas de drogue mais de voitures !!!). Marie essaye une voiture qui correspond à ses attentes. C'est la seule voiture qui n'est pas à boîte automatique de la Louisiane !!!




Les maisons violettes

Aujourd'hui, nous avons 2 visites d'appartement. L'une à midi, l'autre à 13 heures.

Etant donné que l'on ne veut pas arriver en retard à notre premier rendez-vous, nous partons assez tôt de notre guest house et nous arrivons finalement 1/2 d'heure en avance. Soucieux de rentabiliser à fond notre temps si précieux, nous en profitons pour bosser notre code en attendant le propriétaire. Le temps passe, il est midi passé, bizarre pour ces américains qui veulent tant qu'on soit “on time” !!! Le propriétaire n'arrive toujours pas. Nous lui passons un coup de téléphone, Monsieur est en train de faire son jogging. Nous l'attendons encore un quart d'heure mais nous sommes obligés de partir pour nous rendre au deuxième rendez-vous. Ce n'est pas grave. WE CAN DO IT !!!!


Nous voici donc partis à l'intersection de Cleveland Street et de Salomon Street. C'est une magnifique petite maison violette. L'intérieur est nickel, refait à neuf, les cuisines toutes équipées (gazinière, lave vaisselle et un énorme frigo “with icemaker” !!!), il y a un superbe parquet en bois massif et dernière la maison, il y a même un petit jardin. La proprio payant même le jardinier pour tondre la pelouse! Et tout ça pour 925 $ par mois avec un seul mois de caution. Et puis au bout de quelques minutes, la proprio nous demande si nous ne connaitrions pas des personnes pour louer l'appartement juste à côté qui est la réplique exacte en symétrique de celui-ci. Quelle bonne surprise !!! Nous sautons donc sur l'occasion pour aller visiter le “futur nôtre” puisque nous étions venus à l'origine pour visiter avec Sophie et Marie.goo


La maison se trouve dans un quartier qui a été touché pour Katrina. Mais pas mal de maisons sont déjà reconstruites. Tous les quatre, nous pensons que nous contribuerons à notre façon, d'une manière très modeste, à la renaissance d'un quartier de la Nouvelle Orléans.


Du coup, nous disons quand même à la proprio, que nous attendons un peu avant de prendre notre décision, mais nous sommes presque sûrs que cette petite maison violette sera bientôt notre demeure.


Et comme maintenant, nous avons une superbe voiture climatisée, nous décidons de nous rendre jusqu'à nos écoles, pour calculer le temps du trajet. Seulement 10 minutes pour le middle school de Tantely et 10 minutes de plus pour notre elementary school. It's perfect !!!


Voilà presque une semaine que nous sommes partis, notre linge sale s'accumule. Du coup nous décidons de trouver une laverie. Nous avons des difficultés en à trouver une. Du coup, nous nous rendons dans le french quarter, où Sophie a le souvenir d'en avoir vu une. Avec quelques difficultés, nous en trouvons finalement une. En attendant que la lessive se fasse, nous nous connectons grâce au wifi de nos portables sur des réseaux non sécurisés. Vive la technologie !!! Par contre rester dans la laverie relève de l'héroïsme, tant nous sommes harcelés par les moustiques !!! Et ce fut la première fois que nous en “rencontrions” depuis notre arrivée en Lousiane. En plus des batiments typiquement coloniaux, de la chaleur moite, les moustiques n'ont fait qu'ajouter un point commun de plus entre le french quarter et certains quartiers de Cayenne en Guyane française!!!




31 juillet 2006

Le debut des recherches

Nos recherches d'appartement commencent dès le vendredi après-midi. Nous sommes aidés, dans nos recherches, par Roxane, l'attachée pédagogique de Belgique (une future collègue de Tantely) qui nous fait visiter dans un premier temps différents quartiers de la Nouvelle Orléans. Nous visitons bien sûr le très célèbre french quarter qui se trouve près du Mississipi et d'où l'on entend la musique des riverboat (sorte de bateau à rouge gigantesque identique à ceux existant dans la série « Tom Sawyer » !!!) . Dès cette première visite, nous avons le sentiment que nous allons beaucoup nous y plaire ! Après un premier aperçu de Nola (nom donné à la Nouvelle Orléans pour New Orleans Louisiana), Roxane nous fait visiter un premier appartement dans un quartier près du « Vieux Carré » (french quarter). Il nous plaît beaucoup, mais nous attendons de visiter d'autres appartements avant de prendre une décision. Nous finissons notre journée par un excellent restaurant libanais que Roxane nous a conseillé.

30 juillet 2006

Depart pour la paroisse de Jefferson

Notre stage se termine vendredi midi (28 juillet) par un lunch avec nos supervisors (ce sont en quelque sorte les inspecteurs responsables de tout un groupement de communes appelé « Parish »). Finalement, après de multiples rebondissements, nous sommes affectés à la paroisse de Jefferson (Jefferson est une ville qui touche la Nouvelle-Orléans, pas très loin du tristement célèbre lac Ponchartrain). Nos nouvelles affectations sont une très bonne chose pour Tantely qui aura un poste bien plus adapté à ses compétences, puisqu'il enseignera les maths et les sciences en Middle School (l'équivalent du collège). Les conditions de travail qu'il aura n'auront également rien à voir avec celles qu'il aurait eues dans la banlieue de Baton Rouge. Les élèves ne sont en effet qu'une dizaine par classe et en plus ils sont sélectionnés pour rentrer au collège en fonction de test de Q. I. Apparemment, le niveau scolaire est excellent, ils ont une année d'avance sur le programme normal américain et sont extrèmement motivés. Me concernant, ma nouvelle affectation ne change pas grande chose, si ce n'est un glissement du Kindergarden (Grande Section de maternelle) au first grade (C.P.)


Après le lunch, nos supervisors nous amènent dans nos paroisses respectives. Nous voilà donc partis pour la mythique New Orleans (à prononcer Nolinnsss) dans un grand van avec nos collègues français, espagnols et mexicains recrutés dans la même paroisse. Arrivés à New Orleans, notre supervisor nous dépose dans une guesthouse (sorte de bed and breakfast) au charme très désuet. Nous pouvons y rester une semaine (payée par notre paroisse d'affectation), le temps de trouver un appartement, une voiture et de faire toutes les démarches administratives.