26 août 2006

Notre premier film en V.O.

Notre petite bande des quatre poursuit sa découverte de la patrie de l’Oncle Sam et jeudi soir, la soirée a été riche d’enseignements. Grâce à Tantely qui avait obtenu des places d’avant-première gratuites, nous sommes allés au cinéma : le « AMC Palace » sur Vétérans Boulevard. Comme tout bon cinéma qui se respecte, ce cinéma est situé dans un mall, coincé entre un marchand de glaces, un Mac Donald, un coiffeur, un supermarché, … bref tout ce qu’il faut pour occuper sa journée. Sur les billets d’invitation, il était stipulé que le nombre de billets distribués était supérieur au nombre de places disponibles. Qu’à cela ne tienne, nous voilà partis et nous arrivons une heure en avance (connaissant la ponctualité des Américains) dans la salle de projection. C’était bien la peine… il n’y a encore personne !

La salle se remplit progressivement de gens et d’odeurs diverses : hamburgers, tacos, buritos, soupes chinoises, frites, pop-corn, donuts, frites, smothies, …mieux vaut avoir mangé avant … quoique. Heureusement, les sièges de cinéma sont adaptés à leurs occupants : assise large et porte-verre géants de part et d’autre du siège. Au milieu des bruits de mastication, la séance commence.

Le film que nous allons voir , "The Gridiron gang", n’a rien d’un chef-d’œuvre du 7ème Art mais il est parfait pour souffler après quasiment deux semaines de travail harassant à l’école. La veille, nous sommes rentrés à 21h car nous avions Open house (c’est-à-dire visite de l’école par les parents). Le Pitch du film est le suivant: un éducateur pour jeunes délinquants (« interprété » par « The Rock ») pense redonner confiance aux jeunes prisonniers dont il a la charge en formant une équipe de football américain : les « Mustangs ». Les jeunes apprennent à souffrir, à travailler, à s’investir, à se soutenir grâce à l’équipe ! The Rock a gagné, ils ont dépassé leurs haines claniques et ils ont retrouvé leur « self-esteem » (expression qui revient à peu près à chaque minute dans la bouche des personnages). Bref, bons sentiments et émotions faciles.

Mais au-delà du film, nous avons été fascinés par la façon dont le public américain réagit pendant la projection. Loin des silencieux cinémas français où un rieur trop bruyant est regardé de travers par son voisin ; ici, le public n’hésite pas à manifester son empathie ou son antipathie vis-à-vis des personnages. Un personnage est tué injustement : des cris de stupeur fusent ; un méchant commet un acte répréhensible : il est hué ; l’un des héros a un geste courageux : il est applaudi ; le héros marque l’ultime touch down qui permet à son équipe de remporter le match : c’est l’acclamation, les applaudissements se déchaînent, la salle est en délire. Nous nous sommes complètement laissés portés par cette ambiance, si bien qu’à la fin nous y allions du nôtre, à cris de « Go Will ! » (enfin, j’sais plus très bien comment s’appelait le héros…).

Bref, la bonne vielle catharsis aristotélicienne avait parfaitement fonctionnée et c’est apaisés et sereins que nous avons regagné respectivement le 4224 et le 4226 Cleveland Avenue.

Amis du 7ème Arts, Salut… et GO MUSTANGS !!







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